Pour exercer son option, un héritier doit seulement adresser ou déposer une déclaration de renonciation auprès du notaire ou du greffe du tribunal du dernier domicile du défunt.
Il dispose d’un délai de dix ans à compter de l’ouverture de la succession pour faire son choix. Au-delà, il est considéré ayant renoncé à la succession.
Toutefois, un créancier de la succession, un cohériter, un héritier de rang subséquent (c’est-à-dire une personne qui hériterait à la place du renonçant) et l’État ont la possibilité de l’obliger à faire son choix.
Ils ne peuvent toutefois pas intervenir avant la fin d'un délai de quatre mois suivant l’ouverture de la succession.
Ces personnes doivent l’obliger de choisir par acte extrajudiciaire, c’est-à-dire en s’adressant à un notaire ou à un commissaire de justice.
L’héritier dispose alors de deux mois pour faire son choix. Il peut également solliciter un délai supplémentaire au juge. Au-delà, il est considéré comme ayant accepté purement et simplement la succession.
À noter : Il n’est pas possible d’accepter une partie de la succession et de renoncer à une autre, sauf pour une personne qui a la qualité d’héritier et de légataire dans une même succession.
|